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Les discriminations et les injustices que subissent les femmes sont nombreuses dans les pays pauvres. Elles sont exploitées à différents niveaux, souvent exclues de l’enseignement, peu ou pas rémunérées et laissées seules face à l’éducation de leurs enfants. Elles doivent en outre affronter des obstacles culturels, sociaux et économiques qui les maintiennent dans l’infériorité et entravent leur développement. L’accroissement des revenus des femmes produit automatiquement une amélioration des conditions de vie familiales (hygiène, alimentation, éducation) car elles apportent tous leurs revenus au foyer. Ceci n’est pas toujours le cas des hommes, qui se réservent souvent une partie importante des revenus pour leurs frais personnels (boissons, divertissements, nourriture en-dehors de la maison, etc.) et sont moins sensibles au bien-être familial et à la qualité de vie de l’habitat.
Notre action vise à renforcer l’autonomie des femmes dans leur propre épanouissement personnel et dans leur rôle au sein de leurs familles et communautés.
Junkabal: Une véritable chance pour les femmes
Dans la plupart des pays en voie de développement, beaucoup de femmes sont reléguées à des rôles subsidiaires. Elles ont moins accès que les hommes à une éducation et à une formation technique. Au Guatemala, notre partenaire ACOE offre depuis 1963 des programmes de formation professionnelle à des femmes vivant dans des conditions précaires. Grâce à l’apprentissage et l’exercice d’un métier, ces femmes renforcent leur position au sein de leur famille et de leur communauté et elles sont en mesure de contribuer puissamment à l’amélioration des conditions de vie familiales et à l’éducation de leurs enfants.
Grâce à notre projet, 2.500 femmes assistent chaque année à des cours de formation technique et bénéficient de l’infrastructure de Junkabal.
Durant les années 1989-1992, ACTEC a financé la première implantation du centre. Grâce au projet, le nombre de bénéficiaires des cours techniques a triplé en 5 ans et il ne cesse de croître. C’est pourquoi, une nouvelle phase de partenariat a été entamée (2000-2002) débouchant sur la construction de nouveaux bâtiments afin de pallier le manque d’espace et de doubler la capacité de formation de ce projet ; ceci a permis la création d’un nouveau cours d’informatique et le renforcement du programme social (soins médicaux de base et appui à la création de micro-entreprises).
Les bâtiments abritent à présent un centre social et médical, une bibliothèque, divers ateliers de travaux manuels, un petit magasin et un centre de nutrition. L’équipement en matériel didactique a permis de renforcer les cours d’alphabétisation et de formation technique ainsi que la promotion des petites entreprises familiales.
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